Comment Aaron Kerr, le fondateur de Project Candy Box, a surmonté les obstacles et mis sur pied une entreprise prospère

Postes Canada

 Forcé de prendre une petite pause de ses tâches quotidiennes de spécialiste du marketing à plein temps quand il a déménagé de Montréal à Calgary en 2014, Aaron Kerr en a profité pour lancer une toute nouvelle entreprise.

« Je suis un gars d’idées et le temps libre que j’ai eu pendant mon déménagement m’a permis de transformer une idée en modèle d’affaires concret », raconte le fondateur de Project Candy Box (site en anglais seulement), un service de boîtes par abonnement, qui offre chaque mois des friandises de partout dans le monde soigneusement choisies aux clients à l’échelle du Canada.

« Notre but est d’offrir des produits difficiles à trouver ou auxquels les Canadiens n’ont jamais goûté », explique M. Kerr.

De spécialiste du marketing numérique à confiseur accompli, l’entrepreneur a beaucoup appris tout au long de son aventure, notamment comment traiter efficacement un volume élevé d’envois et servir les clients de marchés de toutes les tailles.

Source: projectcandybox.com

Partir de zéro

Près de trois ans après l’envoi sa première boîte de friandises, M. Kerr en expédie maintenant à plus de 1 000 clients chaque mois. Bel exemple de réussite. Mais avant d’en arriver là, il a dû travailler fort. Son premier défi : en apprendre plus sur les secteurs des boîtes offertes par abonnement et des friandises.

« J’aime les bonbons, mais ce n’est pas un marché que je connaissais bien, confie M. Kerr. Je n’avais jamais traité avec de grandes entreprises ou importé des produits, et tout le processus de chaîne d’approvisionnement et d’achat était nouveau pour moi. En plus, je n’avais jamais été propriétaire d’une entreprise ou même géré une entreprise. En peu de temps, j’avais beaucoup à apprendre sur l’efficacité, les opérations et la logistique. »

Trouver des clients potentiels

Pour concrétiser son projet, M. Kerr a dû relever d’autres défis : trouver des fonds de démarrage et dénicher ses premiers abonnés.

Une campagne de sociofinancement lui a permis de tâter le pouls du marché, de trouver des clients potentiels et d’amasser les 5 000 $ qu’il lui fallait pour expédier sa première boîte. Comme son budget marketing était limité, il a fait la promotion de son produit sur les médias sociaux, faisant appel à des blogueurs que son message avait interpellés.

C’est toujours ce qu’il fait pour fidéliser ses clients et en attirer de nouveaux.

Mais la vie de jeune entrepreneur, ce n’est pas du gâteau.

« Pour gagner de l’argent tout en continuant de démarrer mon entreprise, je travaillais à plein temps, en plus d’être à la fois le propriétaire, le marketeur, le comptable et l’acheteur de Project Candy Box, souligne-t-il. Je faisais tout de chez moi. Ce n’était vraiment pas évident. J’habitais dans un appartement de 600 pieds carrés avec ma copine et les 170 boîtes que nous avions préparées pour le premier envoi prenaient toute la place. »

  1. Kerr, qui a d’abord compté sur le bouche-à-oreille et les médias sociaux, a vu le succès de son entreprise atteindre un sommet au cours de sa deuxième année d’existence, quand il a commencé à utiliser la plateforme d’abonnement en ligne Cratejoy (site en anglais seulement).

« Cratejoy m’a aussi permis d’offrir des abonnements à long terme de 3, 6 et 12 mois. J’ai donc pu fidéliser des clients et leur proposer un meilleur prix. » Les choses ont si bien marché qu’il a pu quitter son emploi en marketing pour uniquement se concentrer sur son entreprise grandissante.

Les coûts d’expédition, ça compte

Ce n’est pas parce qu’une entreprise est en plein essor que tous les défis s’envolent, et M. Kerr le sait.

« L’un des principaux obstacles pour les entreprises canadiennes est le coût élevé de l’expédition, souligne-t-il. On doit trouver des moyens créatifs d’inclure les frais d’expédition dans notre prix, réduire les coûts et collaborer avec des fournisseurs comme Postes Canada pour alléger tout ça. Atteindre un nombre d’abonnés qui permet de profiter des meilleurs tarifs en fonction du volume est un bon début. »

Les coûts d’expédition varient considérablement selon la destination du paquet, la différence pouvant parfois même atteindre 22 $ par boîte.

« J’ai dû penser à un modèle de tarification au poids de 5 $ pour que ça reste simple et raisonnable pour mes clients, explique M. Kerr. Ça me permet d’expédier partout au Canada, même dans les petites villes qui n’ont que très peu ou pas accès à une bonne sélection de bonbons. »

Livrer la marchandise

Veiller à la qualité tout au long de l’expérience de livraison est crucial pour M. Kerr.

« On essaie toujours d’améliorer l’expérience des clients et on s’assure que nos paquets arrivent à destination dans le même état qu’ils ont quitté notre entrepôt, souligne-t-il. L’été, on évite les friandises qui pourraient fondre et on modifie notre emballage pour être certains que les produits arrivent en bon état. Il faut constamment s’adapter, car on veut que le client soit satisfait au bout du compte. »

Un avenir qui a de quoi faire sourire

  1. Kerr affirme que sa recette gagnante est d’y aller un mois à la fois et de se concentrer sur ses objectifs à court terme qui l’aideront à atteindre sa vision à long terme. « Je suis heureux de participer à la croissance de ce secteur, ajoute-t-il. J’aimerais beaucoup ouvrir un véritable entrepôt de Project Candy Box et offrir des emplois à des personnes qui ont des besoins particuliers pour redonner à la collectivité. Je crois que ça fait partie de mes responsabilités de propriétaire d’entreprise. »