Créer un centre de distribution est complexe. Voici l’équipement et les ressources dont vous aurez besoin pour en aménager un pour votre commerce en ligne.

Postes Canada

David Kang a dirigé des stratégies d’exécution de commandes pour différentes organisations et il est un spécialiste de la gestion des entrepôts dans un but d’efficacité optimale. Sa force? Travailler avec des détaillants dont les activités de cybercommerce ont connu une croissance exponentielle.

Concevoir ou agrandir, et exploiter un centre de distribution, exige la gestion de nombreux éléments mobiles. L’exécution des commandes doit être aussi rapide que possible, et pour relever ce défi et assurer la fluidité des opérations de cybercommerce, il faut tenir compte de plusieurs facteurs, dont le choix du bon fournisseur de services de livraison et de l’équipement adéquat.

« L’exécution des commandes est ce qui fait la différence dans le succès d’une entreprise de cybercommerce, affirme David Kang, un expert en logistique qui a géré la distribution de marchandises pour plusieurs grandes organisations. Pour que les clients reviennent, elle soit optimale. »

Trouver un équilibre entre coût et densité

Optimiser la main-d’œuvre en entrepôt ne veut pas simplement dire embaucher le bon nombre d’employés. La productivité de ces employés doit elle aussi être optimale et pour cela, ils ont besoin des bons outils.

Quand vient le temps d’acheter du nouvel équipement, il faut tenir compte du type de marchandises que cet équipement servira à manipuler et de tous les autres facteurs qui s’y rattachent : quantité d’articles à déplacer, distance à parcourir avec ces charges, fréquence, compétences des gens qui se chargeront de le faire, exigences liées à ces opérations et aménagement global de l’installation, explique M. Kang.

Ce n’est pas tout : la hauteur de passage et le niveau du sol sont aussi des éléments auxquels doivent penser les cybercommerçants, qui voudront sans doute empiler des marchandises pour tirer le maximum de leur espace d’entreposage.

Selon David Kang, tout est une question de coût par rapport à la densité. Les détaillants doivent se demander quelle quantité de marchandises ils veulent entreposer, comment ils les atteindront et quel est leur budget.

Avant même d’acheter du matériel plus coûteux comme des chariots élévateurs, ils doivent se procurer les étagères, les palettes, les tablettes et les bacs adéquats. Il existe des chariots élévateurs de toutes les formes et de toutes les tailles : transpalettes à main, plateformes élévatrices motorisées, chariot à contrepoids et chariots élévateurs à fourche.

Transpalettes. Les transpalettes sont des outils non motorisés conçus pour déplacer des marchandises sur palettes. Ils sont faciles à utiliser : l’opérateur doit simplement glisser la fourche dans la palette, puis « pomper » le timon, le manche du transpalette, de sorte que le vérin hydraulique et la fourche s’élèvent pour dégager la charge du sol. Il peut ensuite simplement utiliser la poignée pour déplacer la palette.

Source: Staples.ca

Chariots élévateurs à contrepoids. Les chariots élévateurs à contrepoids sont dotés d’une fourche frontale et ne sont pas équipés de bras ou de pieds déployables. Ils peuvent donc être conduits à l’emplacement exact de la charge ou de l’étagère. Ces chariots, dont le rayon de braquage est pratiquement nul, sont pratiques dans les espaces restreints et ils peuvent être utilisés autant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Source:rydermaterialhandling.com

Chariots élévateurs rétractables. Les chariots élévateurs rétractables sont les chariots les plus souvent utilisés dans les entrepôts. Ils ont une grande capacité en hauteur et sont faciles à manœuvrer. De plus, leur fourche qui se déploie permet d’atteindre le fond des étagères. Cette portée optimale, combinée aux pieds stabilisateurs du chariot, fait en sorte que celui-ci peut atteindre des hauteurs de plusieurs mètres, même dans des espaces restreints.

Source: toyotaforklift.com

Ce genre d’équipement est coûteux et il en existe différentes gammes. Trouver le chariot idéal selon le système d’étagères, la vitesse de stockage, les exigences de sécurité et le budget de l’entreprise requiert donc un peu de réflexion. David Kang suggère d’y aller par élimination en considérant aussi les besoins du personnel de l’entrepôt, tant en ce qui a trait à la sécurité qu’à l’efficacité.

Be sure to check aisle width

David Kang ajoute qu’il faut absolument tenir compte de la largeur des allées. Par exemple, elles doivent être assez larges pour qu’un opérateur puisse manœuvrer aisément – et sécuritairement – un transpalette. Selon le modèle, il faut calculer une distance d’au moins 125 centimètres.

Même chose pour les chariots élévateurs à fourche plus larges et leur rayon de braquage. Dans ce cas, les allées devront avoir une largeur approximative de 200 à 400 centimètres selon le modèle.

À lire également : Exécution des commandes du cybercommerce : Quand convient-il d’ajouter des centres de distribution?

Neuf ou d’occasion?

Quand une entreprise décide de faire le saut et d’acheter de l’équipement, elle doit se demander : neuf ou d’occasion? Opter pour de l’équipement neuf est synonyme de dernier cri… et souvent de prix plus élevé. Il faut aussi penser à la dépréciation de la valeur, qui est inévitable.

Acheter de l’équipement neuf peut être un bon investissement pour les entreprises qui projettent de prendre de l’expansion. En revanche, de l’équipement d’occasion est aussi un bon investissement à court terme pour celles qui doivent augmenter leur capacité rapidement, mais dont les liquidités sont limitées, souligne David Kang.

Selon lui, opter pour du matériel usagé peut être une bonne solution pour les petites entreprises dont les opérations sont moins complexes. L’important est de tenir compte des aspects à rendre plus optimaux et d’acheter de l’équipement répondant à ces besoins. Un véhicule usagé bien entretenu pourrait tout aussi bien faire l’affaire qu’un neuf, sans toutefois venir avec son gros prix.

Jeter un coup d’œil sous le capot

Certaines vérifications mécaniques doivent toutefois être effectuées par des ingénieurs qualifiés. Leur demander de consigner par écrit ce qui a été fait en termes d’entretien permet de savoir ce qu’on achète réellement.

« Il y a de très bonnes machines usagées sur le marché, mais leur durée de vie n’est généralement pas aussi longue que celle des neuves étant donné qu’elles ont déjà été utilisées », précise David Kang. La bonne nouvelle?

L’équipement usagé a tendance à assez bien garder sa valeur, ce qui fait moins mal au portefeuille quand vient le temps de le revendre pour le remplacer.

Par où commencer?

Mieux vaut demander de l’aide avant de se lancer dans les dépenses, conseille M. Kang. « En général, la plupart des propriétaires d’entreprise sont heureux de parler de leurs réussites et même de leurs moins bons coups, sauf peut-être quand ce sont des concurrents. » Les fournisseurs d’équipement sont aussi plus que disposés à organiser des visites des installations avec les clients satisfaits.

Comme ils n’ont pas à s’occuper de la gestion de l’entreprise au quotidien, les consultants en logistique peuvent également être de bon conseil quand vient le temps d’améliorer l’efficacité des activités de distribution.

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