Un timbre émis pour les 150 ans du Canada célèbre son indépendance et sa Charte

Un nouveau timbre célèbre le rapatriement de la Constitution et la création de la Charte des droits et libertés.

 
La simple signature d’un document devant des milliers de citoyens débordant d’enthousiasme et célébrant au son d’une fanfare : c’est ainsi que le Canada a obtenu sa pleine indépendance et qu’il a créé la Charte canadienne des droits et libertés, un pilier de notre identité.

 
Cette réalisation historique est célébrée avec un nouveau timbre de Postes Canada. Dévoilé aujourd’hui sur la Colline du Parlement, ce timbre est le deuxième d’un jeu de 10 soulignant le 150e anniversaire de la Confédération. Ces timbres célèbrent des moments marquants depuis le centenaire du pays en 1967.

 

 

 

 
Le 17 avril 1982, une page importante de l’histoire s’est écrite sur la Colline du Parlement, alors que des milliers de Canadiens s’étaient rassemblés malgré la pluie, unifolié à la main. La reine Elizabeth II et les politiciens fédéraux, qui avaient joué un rôle de premier plan dans ce rapatriement, ont signé la proclamation de la Loi constitutionnelle de 1982.

 

L’annonce d’une nouvelle ère de souveraineté canadienne

 
Par ce geste, le Canada est devenu seul maître de sa Constitution. Il pouvait maintenant la modifier sans demander le consentement du Parlement britannique. Une Charte canadienne des droits et libertés protégeant les droits et libertés fondamentaux qui nous sont chers y avait alors été incorporée.

 
Tout comme ce jour important, ce timbre nous rappelle ce qui nous unit en tant que citoyens de ce beau pays.

 
La Charte des droits et libertés garantit les droits politiques et linguistiques des Canadiens ainsi que d’autres droits et libertés, dont la liberté d’expression, de la presse, de religion, d’association et de réunion pacifique. La protection de ces droits et libertés par les tribunaux peut prévenir d’éventuelles injustices. De plus, l’article 35 de la Loi confère des protections constitutionnelles garantissant les droits existants ancestraux et issus des traités des Autochtones.

 
La Charte est aussi un puissant symbole d’égalité. Elle est enchâssée dans la Constitution, la loi suprême du pays. Elle confère à toute personne au Canada le droit de ne pas faire l’objet de discrimination par le gouvernement, notamment sous le motif de la race, de la religion, de l’origine nationale ou ethnique, de la couleur, du sexe, de l’âge ou de la déficience physique ou mentale. Elle gouverne ceux qui gouvernent. Le Parlement et le gouvernement fédéral y sont assujettis, de même que les organes législatifs et les gouvernements provinciaux et territoriaux.

 

La Charte des droits et libertés, partie intégrante de notre identité

 
À l’exception du Québec, tous les gouvernements provinciaux ont signé la Constitution. Les sondages d’opinion publique réalisés à propos de la Charte depuis qu’elle est entrée en vigueur indiquent que de manière générale, les Canadiens l’appuient. En 2013, Statistique Canada a révélé que plus de neuf Canadiens sur dix sont d’avis que la Charte est un symbole important de l’identité canadienne.


Cliquez ici pour ouvrir le Pli Premier Jour officiel.

 
Ce ne sont pas toutes les anciennes colonies qui ont la chance de rompre pacifiquement les derniers liens officiels qu’elles ont avec leur mère patrie, et de prendre le contrôle de leur constitution et de leur avenir. C’est ce qu’a fait le Canada après un marathon de négociations entre les ministres fédéraux et les premiers ministres provinciaux. Ces conférences, souvent éprouvantes, parfois orageuses et quasi interminables, n’avaient rien à voir avec un conflit dans les rues.

 
La Charte canadienne des droits et libertés a été citée en modèle partout dans le monde. Dans les années 1990, l’État d’Israël et l’Afrique du Sud s’en sont inspirés lorsqu’ils ont rédigé l’ébauche de droits fondamentaux de la personne. En 2012, après le Printemps arabe, un juge de la Cour suprême des États-Unis en visite en Égypte a suggéré au pays de se servir de la Charte du Canada comme modèle.

 

Un tournant de l’histoire

 
Les célébrations de 1982 marquaient l’aboutissement d’un long parcours. Tout a commencé en 1867, lorsque la reine Victoria, l’arrière-arrière-grand-mère de la reine Elizabeth II, a approuvé l’Acte de l’Amérique du Nord britannique. Cet instrument avait alors mené à la création d’un Canada fédéré et autonome. Avec le Statut de Westminster en 1931, le Canada s’est vu accorder sa pleine autonomie juridique par la Grande-Bretagne, mais à l’époque, il avait choisi de ne pas exercer sa pleine souveraineté juridique.

 
C’est pourquoi le rapatriement de la Constitution en 1982 était une étape symbolique vers l’indépendance du pays. À ce moment, il est devenu le seul maître de ses règles les plus fondamentales.

 

Voici l’autre timbre dévoilé jusqu’à présent dans le cadre de notre programme Canada 150 :

 
Expo 67
Canadarm
Le mariage égal
La route transcanadienne
Le Marathon de l’espoir
Nunavut
La Série du siècle
L’esprit paralympique et olympique

 

 

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