En souvenir des sacrifices qui ont mené à la paix et à la liberté

Un nouveau timbre souligne le 100e anniversaire de l’armistice qui a mis fin à la Première Guerre mondiale

 
Le père du major Gerald Bowen a perdu un œil lors de la bataille de Passchendaele en 1917 – une des batailles les plus sanglantes livrées par les Canadiens pendant la Première Guerre mondiale.
 
Son père parlait rarement des horreurs de la Grande Guerre, et sa mère avait dit aux enfants de ne pas mentionner sa blessure. Aujourd’hui, M. Bowen regrette de ne pas avoir posé plein de questions à son père.
 
Mais maintenant – au moment où le monde marque le 100e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale – M. Bowen, âgé de 93 ans, est résolu à transmettre aux autres ce qu’il sait à propos du service militaire de son père.
 
Les Canadiens ne doivent jamais oublier ce qu’ont sacrifié nos braves soldats au siècle dernier au nom de la paix et de la liberté, a expliqué M. Bowen, qui était membre de la Réserve navale pendant la Deuxième Guerre mondiale et qui a ensuite servi au sein de l’Armée canadienne en Corée, à Chypre, en Israël et au Liban.
 
« J’ai pris part à deux guerres et à de nombreuses batailles, mais je ne pense pas avoir souffert autant que les combattants de la Première Guerre mondiale », a-t-il révélé à plus de 100 vétérans et dignitaires au Centre de soins de santé des anciens combattants Perley-Rideau à Ottawa.


Portant un béret bourgogne et un blazer noir orné de médailles de service, M. Bowen a aidé à dévoiler un nouveau timbre de Postes Canada soulignant le 100e anniversaire de l’armistice qui a mis fin à la Première Guerre mondiale.
 
« Cent ans, c’est long. Je suis heureux de voir que nous commémorons cet événement, car ça me rappelle des souvenirs de mon père », a-t-il dit depuis son fauteuil roulant.
 
« Je désire remercier Postes Canada de rappeler aux gens les sacrifices qui ont été faits il y a 100 ans. »

Le major Gerald Bowen, un soldat de deuxième génération dont le père a pris part à la Première Guerre mondiale, s’est adressé à des vétérans et à des dignitaires lors du dévoilement du timbre soulignant le 100e anniversaire de l’armistice.

Le timbre, qui illustre une colombe suspendue au-dessus d’un barbelé, comprend l’image d’un coquelicot, puissant symbole du souvenir et emblème principal de la Légion royale canadienne. Le motif symbolise la lutte, la paix et le souvenir et rend hommage à ceux qui sont tombés au combat en défendant la liberté et la démocratie.
 
Le timbre est oblitéré à Ottawa, où se trouve le Monument commémoratif de guerre du Canada figurant au verso du pli Premier Jour officiel.
 
Les soldats canadiens ont fait face à des attaques au chlore gazeux à Ypres, essuyé de lourdes pertes lors de la bataille de la Somme, atteint le sommet de la crête de Vimy, capturé Passchendaele et, le 11 novembre 1918, fait leur entrée à Mons.

Le Corps canadien n’a perdu aucune bataille pendant les deux dernières années de la guerre. Grâce aux contributions de nos soldats, les derniers jours de la guerre sont devenus les cent jours du Canada. L’immense sacrifice de nos soldats a profondément marqué le Canada et a valu à notre pays une reconnaissance à l’échelle internationale.
 
Les soldats canadiens ont tout sacrifié lors de la Première Guerre mondiale « afin de préserver quelque chose de plus grand qu’eux », a indiqué Seamus O’Regan, ministre des Anciens combattants.
 
« L’armistice du 11 novembre 1918 a apporté la paix, l’unité et la liberté. Et ces valeurs ont été durement acquises. Les soldats du Canada et de Terre-Neuve ont fait face à une brutalité jamais imaginée auparavant », a expliqué M. O’Regan.
 
« Nous devons honorer, commémorer et, oui, même célébrer les actions prises par nos compatriotes, hommes et femmes, il y a 100 ans, car cela définit qui nous sommes aujourd’hui. »
 
Jay Davis, vice-président de l’Ingénierie à Postes Canada, a ajouté que la Société est fière d’être le conteur du Canada par l’intermédiaire de son programme national de timbres-poste. Le timbre consacré à l’armistice commémore un moment critique de l’histoire du Canada et du monde, a-t-il expliqué.
 
« Nous racontons les histoires qui nous définissent comme peuple, et c’est ce qu’a fait la Première Guerre mondiale », a ajouté M. Davis.
 
Lors du dévoilement, Thomas Irvine, président national de la Légion royale canadienne, a présenté l’initiative des Cloches de la paix, lancée en collaboration avec Anciens Combattants Canada. Le 11 novembre, au coucher du soleil, le carillon de la Colline du Parlement et les cloches des filiales de la Légion et des centres spirituels partout au pays retentiront 100 fois pour souligner les sacrifices de nos vétérans et la joie apportée par la paix à la fin de la guerre.
 
Quelques instants après le dévoilement du timbre, la cloche du NCSM Carleton a retenti cinq fois dans la salle pour marquer le lancement officiel des Cloches de la paix, pendant que plusieurs vétérans inclinaient la tête.
« Nous rendrons hommage à ceux qui ont participé à la Grande Guerre et promettrons à leurs descendants de ne jamais oublier leurs sacrifices », a indiqué M. Irvine.
 
Après plus de quatre ans d’une horrible guerre de tranchées, la Première Guerre mondiale a connu une fin abrupte à la 11e heure du 11e jour du 11e mois de 1918. L’armistice signé plus tôt ce matin-là, dans un wagon près de Compiègne, en France, a fait taire les canons sur le front occidental et a apporté un soulagement au monde, qui n’avait jamais auparavant vu un tel conflit.
 
Mais le prix de la victoire a été terriblement élevé. Sur les quelque 650 000 Canadiens et Terre-Neuviens qui ont servi dans les forces alliées, plus de 66 000 ont péri et 172 000 ont été blessés.
 
Le timbre consacré à l’armistice est offert dans les comptoirs postaux et sur le site postescanada.ca.