Timbres sur le Canada hanté

Comment est née cette effrayante série de timbres soulignant les meilleures histoires de fantômes du Canada


L’air se refroidit, les arbres se dépouillent de leurs feuilles et la noirceur nous enveloppe un peu plus tôt chaque jour : aucun doute, l’Halloween est à nos portes, et avec elle, le lancement non officiel de la saison des histoires de fantômes.


Les histoires de fantômes résistent à l’épreuve du temps au Canada. Elles restent vives un peu partout au pays, surtout dans les régions les plus anciennes, qui ont une riche histoire locale. Tous les ans depuis 2014, Postes Canada rend hommage à ces troublantes histoires de fantômes canadiens avec ses fameux timbres sur Le Canada hanté.

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Le dernier jeu de timbres de la série de trois ans, dévoilé le mois dernier, raconte quelques-unes des histoires les plus terrifiantes et les plus évocatrices qui soient. Par exemple, le fantôme du Centre des salles de théâtre Elgin et Winter Garden à Toronto : l’apparition d’une dame portant des vêtements de l’époque édouardienne aurait été aperçue dans des sièges vides du théâtre. Et la Sorcière de l’île Bell : un fantôme de Terre-Neuve-et-Labrador qui vit dans un marais près du Dobbin’s Garden et qui paralyse les passants par sa puanteur… l’odeur de la chair en décomposition!

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Pour l’aider à raconter ces histoires, Postes Canada a invité Joel A. Sutherland, auteur des livres pour enfants Lieux hantés des Éditions Scholastic, à agir comme conseiller.


Se décrivant lui-même comme un chasseur de fantômes, M. Sutherland n’est pas surpris de la popularité de ces timbres. « Les Canadiens aiment être effrayés. La peur de l’inconnu nous fascine et les événements étranges nous intriguent – malgré notre scepticisme. »


Mais il ajoute que les timbres vont encore plus loin. « Cette série représente la vitrine historique et géographique du Canada – toutes les bonnes histoires de fantômes ont leurs racines dans le passé et on en trouve dans toutes les régions du pays. »


Justement, les timbres sur Le Canada hanté sont célébrés dans plusieurs régions du Canada. Postes Canada a travaillé avec différents musées, journaux et conseils du tourisme locaux qui étaient tous enchantés de fournir plus de détails et de vérifier tous les faits. Ensuite, des illustrations évocatrices ont littéralement fait revivre chaque histoire sur un timbre.

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Le timbre intitulé La mariée fantôme de l’hôtel The Fairmont Banff Springs de l’émission de 2014, par exemple, est particulièrement troublant. Vous fixant droit dans les yeux, cette mariée des années 1920 se serait cassé le cou après avoir trébuché sur sa traîne dans un escalier le jour même de ses noces. Encore à ce jour, des invités et employés de l’hôtel affirment avoir vu la mariée valser toute seule avant de disparaître complètement.


Illustrateur à New York, Sam Weber, qui a grandi à Deep River, en Ontario, est l’artiste de renommée qui a créé cette série.


« J’ai toujours aimé étudier des personnages et j’aime croire que j’ai réussi à les représenter avec justesse à l’aide de détails qui je l’espère seront tout aussi parlants pour les autres, dit-il. Ce que j’ai préféré dans ce projet a sans aucun doute été d’explorer l’histoire du Canada par l’entremise de ces histoires étranges et souvent effrayantes. »

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M. Weber est particulièrement fier de la nouvelle émission de 2016. « J’étais si heureux d’avoir l’occasion de satisfaire mes propres intérêts pour le portrait et les états d’âme, et surtout pour des timbres comme celui de La Dame blanche ».


Ce portrait macabre attire le regard et le fait subtilement détourner vers le reflet terrifiant qui apparaît sur l’eau. La dame en question est Mathilde Robin qui s’est jetée dans les eaux turbulentes de la Chute-Montmorency à Québec, après avoir appris que son fiancé avait péri à la Guerre de Sept Ans. Ses pleurs pour son amour perdu seraient apparemment encore perceptibles des chutes, là où ils s’étaient courtisés.


« Sachant que la plupart de ces anecdotes sont issues d’histoires vraies qui se sont déroulées dans un endroit qui existe vraiment, tout ce processus est soudainement devenu très vivant à mes yeux », dit M. Weber.

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Il n’est pas le seul à éprouver ce sentiment. Les timbres sur Le Canada hanté sont la preuve que les histoires de fantômes dans notre pays sont encore bien vivantes. Elles font partie intégrante de l’histoire de chacune de nos régions, et sont accueillies par des gens de tout âge. En fait, tout ce concept a été proposé par Melissa Morin, ancienne participante au Programme d’emplois d’été de Postes Canada.


« Les timbres sont une excellente façon de raconter une histoire », dit Melissa Morin, qui est maintenant une employée à plein temps à Postes Canada. « Nos histoires de lieux hantés sont parmi les plus fascinantes et les plus impressionnantes du Canada. Elles touchent toutes les générations et sont intemporelles. »


Cette émission est la troisième et la dernière de la série de timbres sur Le Canada hanté. Les timbres sont en vente dans les bureaux de poste partout au Canada et dans la boutique en ligne de Postes Canada.


Pour en apprendre davantage sur les histoires de fantômes de la série sur le Canada hanté de cette année, visitez postescanada.ca/recitseffrayants.


Texte de Steven Hunt, auteur et réalisateur à Toronto.



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