N’oublions pas

Les plus grands récits de perte et de courage du Canada illustrés sur des timbres

Depuis ses débuts, Postes Canada est le témoin privilégié de la riche histoire de notre pays, une histoire qu’elle raconte par ses timbres. De simples images ont le pouvoir d’évoquer les histoires les plus significatives et les plus touchantes de notre pays. Elles rendent aussi hommage aux histoires collectives les plus remarquables, celles pour lesquelles nous soulignons le jour du Souvenir, et malgré leur petit format, elles représentent bien la perte et le courage des combattants en temps de guerre.

 

« Le jour du Souvenir est synonyme de tristesse et de chagrin, mais aussi de respect et de fierté », souligne Tim Cook, historien de la Première Guerre mondiale au Musée canadien de la guerre. « Il a pris racine lors des terribles batailles de la Grande Guerre du Canada. Mais depuis, la signification de ces souvenirs s’est grandement enracinée et ramifiée. C’est une journée différente de toutes les autres. »

Poème : Au champ d’honneur, une adaptation signée Jean Pariseau du poème In Flanders Fields de John McCrae
Lecture : Christopher Mallory
Musique : Sarabande de la Suite pour violoncelle no 2 en ré mineur de J. S. Bach

 

Aucun texte n’évoque mieux l’état d’esprit et l’émotion qu’inspire le jour du Souvenir que le poème « Au champ d’honneur ».

 

Rédigé par le lieutenant-colonel John McCrae pour commémorer le décès de son ami, le lieutenant Alexis Helmer, et des milliers d’autres soldats qui ont péri dans la bataille d’Ypres en 1915, ce poème est une simple élégie qui résonne avec force dans le cœur des Canadiens encore à ce jour.

 

« C’est un texte incroyablement puissant », affirme Jim Phillips, directeur des Timbres et services connexes à Postes Canada. « En plus de sa valeur littéraire, le poème nous transporte directement sur le champ de bataille. C’est comme si nous y étions et que nous ressentions le froid et la solitude dont les soldats ont souffert, et nous ressentons leur désir de ne pas être oubliés, de ne pas s’être sacrifiés en vain. »

 

La sculpture de Vernon March, intitulée La Réponse et qui constitue le Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa, illustre le jour du Souvenir sous un autre angle

remembrance_article_1110x330_02

M’oublions pas
Date d’émission: 19 octobre 2009

 

Ce monument de bronze est le sujet d’un timbre commémoratif sur lequel était illustré en gros plan le visage de deux soldats, d’où ressort l’esprit de camaraderie issu de la lutte pour le maintien de la paix.

 

« Ce timbre nous rappelle de ne jamais oublier ce qu’ils ont fait pour leur pays, et pas seulement le jour du Souvenir, mais tous les jours », souligne M. Phillips.

 

Un autre de ces moments rassembleurs a été capturé par un photographe de presse en octobre 1940 sous le titre « Attends-moi papa ».

remembrance_article_1110x330_03

Attends-moi, papa
Date d’émission: 4 octobre 2014

L’image du petit Warren « Whitey » Bernard, âgé de cinq ans, qui court la main tendue vers son père – un soldat qui s’éloigne avec ses compagnons d’armes du British Columbia Regiment défilant à pied vers le navire qui les attend –, n’est pas seulement devenue la photographie canadienne la plus populaire de la Seconde Guerre mondiale; elle a aussi servi à vendre des obligations d’emprunt de guerre du gouvernement pour obtenir du soutien sur le front intérieur.

 

« Cette photographie représente le visage profondément humain du traumatisme de la guerre, affirme M. Phillips. Elle est le reflet des sacrifices personnels des hommes qui ont quitté leur foyer et leur famille pour aller au front – et des difficultés extraordinaires vécues par leurs proches en attendant leur retour. L’expression de peur et de confusion sur le visage de ce petit garçon, trop jeune pour comprendre réellement les conséquences de la guerre, est incroyablement touchante. »

 

Les conséquences de la guerre ont beaucoup préoccupé Raoul Wallenberg dans les années 1940.

remembrance_article_1110x330_04

Raoul Wallenberg
Date d’émission: 17 janvier 2013

La mission que ce Suédois s’était donnée de sauver pas moins de 100 000 Juifs à Budapest, en Hongrie, pendant la Seconde Guerre mondiale, en distribuant des passeports de protection, lui a éventuellement permis de devenir le premier citoyen d’honneur du Canada en 1985.

 

Bien que son nom et que cet honneur posthume ne soient pas bien connus de la plupart des Canadiens, ses sacrifices personnels reflètent les mêmes valeurs exprimées dans tant d’hommages rendus le jour du Souvenir partout au pays.

 

« Il est certainement devenu un héros de guerre même s’il n’a jamais porté l’uniforme. Son histoire ne doit pas être oubliée, relate M. Phillips. Elle parle du courage nécessaire pour défier la tyrannie et de l’altruisme de ceux qui risquent leur vie afin de protéger les autres. »

 

Postes Canada continuera à raconter ces histoires remarquables. L’année prochaine, elle soulignera par un nouveau timbre commémoratif le centenaire de la bataille de la crête de Vimy, un moment décisif de la Première Guerre mondiale.

 

« Il est important pour les Canadiens que l’on souligne la vaillance de nos soldats et notre refus en tant que nation de laisser leurs histoires tomber dans l’oubli, rappelle M. Phillips. Et les timbres de Postes Canada sont le reflet de cette volonté. »

 

Texte de Steven Hunt, auteur et réalisateur à Toronto.

 

Vous voulez lire d’autres articles de Postes Canada?

Inscrivez-vous pour recevoir des mises à jour