Gagnante d’un Prix pour l’innovation en cybercommerce, Manitobah Mukluks fait des pas de géant au Canada et ailleurs.

Publié le 12 nov. 2015 par Canada Post dans Solutions d'expédition

Lorsque nous lui demandons comment il s’est préparé à presider une entreprise au rayonnement mondial, Sean McCormick nous répond en riant. Jeune, il ne connaissait rien aux affaires et être à la tête d’une entreprise ne lui a jamais effleuré l’esprit. Mais une chose le prédestinait à ce rôle : il a toujours porté des mukluks.

Et c’est heureux. D’origine métis, Sean est le fondateur de Manitobah Mukluks, le plus important détaillant de mukluks et de mocassins du monde. Figurant au classement Profit 500, cette entreprise de Winnipeg enregistre une hausse de ses revenus de 335 % entre 2009 et 2014. C’est l’essor le plus fulgurant du secteur canadien de la chaussure. Ses produits typiquement autochtones sont vendus dans presque 50 pays, en ligne et hors ligne, dans de petits commerces ruraux et de grands magasins comme Holt Renfrew et Nordstrom.

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Qu’y a-t-il au coeur de ce succès? Clairement l’engagement social de l’entreprise, qui interpelle fortement les clients, et la grande qualité des chaussures, qui sont fabriquées selon un modèle éprouvé depuis 10 000 ans. « Dès que nos clients enfilent nos bottes, ils constatent leur qualité inégalée. »

Se tailler une place

C’est vers 20 ans que Sean McCormick lance cette entreprise qui aurait pu exister 200 ans auparavant. Il troque du cuir contre les mukluks et mocassins que créent des femmes des Premières Nations. Puis en 1997, il met sur pied une petite entreprise de chaussures qui sont vendues dans des boutiques et les postes de traite du Manitoba.

Chemin faisant, la demande pour les mukluks augmente. Lorsqu’en 2006, des vedettes comme Kate Moss et Jessica Biel les enfilent, la marque fait un pas de géant, et Sean voit grand.

Son modèle d’affaires n’est cependant pas compatible avec la croissance. Manitobah exige une main-d’oeuvre artisanale qualifiée. Il n’est pas possible de produire une grande quantité d’articles en peu de temps; il faut injecter de bonnes liquidités. Les stocks se constituent en huit mois, alors que les clients n’achètent de tels articles que de septembre à janvier.

Pour que Manitobah prenne de l’expansion, il lui faut des fonds.

Injecter des capitaux

En 2009, Manitobah s’associe au Fonds CAPE, un fonds d’investissement créé par l’ex-premier ministre Paul Martin qui soutient financièrement et socialement les entreprises de propriété autochtone. « C’est l’une des meilleures décisions que j’ai prises, affirme Sean. Je n’aurais pas pu trouver de meilleure solution. »

L’injection de capitaux permet à Manitobah de faire les investissements nécessaires pour devenir une entreprise de taille moyenne.

Manitobah peut alors cibler la clientèle des grandes villes en faisant des mukluks qui conviennent tant aux milieux urbains que sauvages.

Manitobah s’associe d’ailleurs à Vibram, un réputé fabricant de semelles extérieures. « Pour conserver l’esthétique et les caractéristiques propres aux mukluks, il fallait créer une semelle invisible et très légère pour que la personne qui les porte sente le sol sous ses pieds. »

L’entreprise se tourne en outre vers le cybercommerce. C’est aujourd’hui son canal le plus progressif. « Notre site Web est devenu notre fleuron, notre façon de communiquer notre histoire, explique Tara Barnes, la directrice du développement de la marque et des relations publiques.

Notre capacité à joindre de nouveaux clients, à comprendre les coûts de cette opération et à en faire la part a été essentielle à notre croissance. »

Un budget de marketing accru y est aussi pour quelque chose. Shopify et Google Analytics permettent à l’entreprise une mesure directe des résultats, ce qui lui indique où concentrer ses efforts pour obtenir le meilleur rendement. Elle investit donc en toute confiance dans des activités de marketing qu’elle aurait pu ignorer autrement.

Manitobah Mukluks

Se mondialiser

Chose plus importante encore, les capitaux investis aident l’entreprise à pénétrer des marchés extérieurs au Canada.

« J’étais frustré de voir les produits que nous avons développés se faire copier par un plus gros joueur qui les fait fabriquer à l’étranger pour une fraction du coût, admet Sean. Pour changer son avenir, notre communauté doit participer à l’économie mondiale. »

L’équipe ouvre ainsi une usine au Vietnam, où il lui faut recommencer à zéro, car personne ne sait comment fabriquer des mukluks. Bien qu’établie à l’étranger, Manitobah ne change rien à sa culture d’entreprise. Elle s’assure de verser un salaire suffisant aux travailleurs et elle leur fournit des repas sains. Sean visite en plus les ateliers périodiquement Durant l’année.

« On entend souvent parler d’ateliers de misère, et ça ne devrait pas exister. Il n’y a pas de raison. Il faut être prêt à investir temps et argent dans son entreprise, souligne Sean. Tout le monde mérite d’être traité avec respect. »

Agir autrement

Au gala des Prix pour l’innovation en cybercommerce de Postes CanadaMC de cette année, Waneek Horn-Miller, l’ambassadrice de la marque Manitobah, a accepté le Prix de l’action communautaire au nom de l’entreprise. Ce trophée recompense l’engagement social et les nombreuses initiatives de l’entreprise pour améliorer la vie des Autochtones du Canada.

« Nous croyons tous à la mission de cette entreprise. Ce que nous accomplissons a une incidence sur la communauté, explique Waneek. Plus nous vendons de mukluks, plus nous contribuons au changement. »

Sa popularité permet à l’entreprise d’étendre la portée de ses initiatives de renforcement. À l’enseigne de sa Storyboot School, des artisans apprennent à de jeunes Autochtones les techniques traditionnelles de fabrication des mukluks. Son Storyboot Project, qui est hébergé sur son site Web, offre à des artisans la possibilité de vendre en ligne les chaussures qu’ils font à la main. Son programme de bourses encourage de jeunes étudiants autochtones de Winnipeg à fréquenter le collège et l’université.

Cette conscience sociale se reflète aussi dans les pratiques entrepreneuriales de Manitobah. Le quart des produits qu’elle fait sont confectionnés à Winnipeg et son effectif est composé à 35 % d’Autochtones. Comme c’est le cas au Vietnam, elle paie ses couturiers 25 % de plus que le salaire minimum.

Manitobah Mukluks voit grand. C’est d’ailleurs sa plus grande contribution à la communauté.

« L’une des choses qui freinent le développement de notre communauté, c’est la méconnaissance de ce qui est possible, explique Sean. Je crois que la fierté et l’exemple que nous lui donnons sont ce qui importe le plus. »

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