Cerfs-volants

Publié le 01 oct. 1999 par CPO dans Timbres les plus récents

Le gracieux vol du cerf-volant, mû par les forces éoliennes, fait l'objet des timbres formant l'émission du Mois de la philatélie. Offertes en carnet de huit, ces vignettes, autocollantes, seront émises le 1er octobre 1999. Chacune présente une dentelure simulée distincte. Le cachet d'oblitération officiel indiquera « Baddeck NS ». « Je voulais évoquer la beauté d'un festival où les cerfs-volants voilent littéralement le ciel de leurs couleurs », explique la conceptrice Debbie Adams, qui pousse plus loin les limites de la création philatélique grâce à quatre figurines tout à fait saisissantes. Trois des quatre timbres sont en effet de forme irrégulière : l'un est ellipsoïde; un autre, triangulaire; le troisième, un quadrilatère à côtés inégaux. Celle qui a conçu le timbre hologramme consacré aux réalisations du Canada en matière d'exploration spatiale n'a donc cessé d'innover. « J'aime donner une touche particulière à chaque nouveau timbre, ajoute Adams. Avec un sujet comme le cerf-volant, il me semblait tout naturel d'en exploiter la forme. »

Survol de l'histoire du cerf-volant
Depuis ses origines, qui remontent à quelque 2000 ans, le cerf-volant a épousé d'innombrables formes et servi à de multiples fins. Les Chinois auraient été les créateurs de ce tout premier objet aéroporté, auquel ils ont conféré des vocations tant militaires, religieuses, cérémonielles que sportives. Pour beaucoup, le moment le plus mémorable de l'histoire du cerf-volant demeure celui où Benjamin Franklin, un jour d'orage de 1752, avait suspendu une clé à la ficelle d'un cerf-volant afin de démontrer la nature électrique de l'éclair. Par la suite, nombre de malheureux ont été tués en essayant de reproduire cette expérience. Moins bien connus sont les progrès scientifiques réalisés au Canada grâce au cerf-volant. En 1901, Guglielmo Marconi reçut la première transmission transatlantique sans fil au moyen d'une antenne fixée à un cerf-volant qui volait à 110 mètres au-dessus de Signal Hill, à St. John's, à Terre-Neuve. En décembre 1907, près de Baddeck, en Nouvelle-Écosse, Alexander Graham Bell lança, à l'aide d'un bateau, un énorme cerf-volant tétraèdre transportant un homme. L'engin et son passager ainsi tirés s'élevèrent à 51 mètres au-dessus de l'eau et survolèrent les flots pendant sept minutes. Plus tard, Bell fonda l'Aerial Experiment Association. Ses expériences sur les cerfs-volants conduisirent à la réalisation du premier vol d'un engin à moteur au Canada et dans l'Empire britannique.

Quatre cerfs-volants, quatre timbres, quatre formes

Les cerfs-volants mis en vedette par l'émission du Mois de la philatélie représentent quatre types très distincts qui figurent parmi les plus populaires.

Le Master Control, cerf-volant de sport
Cet engin, conçu par Liam Hoac, convient parfaitement à la compétition chorégraphique. Des modèles semblables sont utilisés pour tirer des skieurs, des surfeurs et des cyclistes.

Le Gibson Girl, cerf-volant à caisses
Cet instrument, formé de boîtes, est d'origine militaire. En temps de guerre, il permit aux pilotes d'appareils abattus d'élever l'antenne de leur poste de radio afin qu'ils puissent transmettre des messages d'urgence.

Le dragon à mille pattes

Conçu par Zhang Tian Wei, ce cerf-volant illustre avec éloquence comment les Chinois ont su marier l'art à la science pour créer des cerfs-volants alliant puissance, souplesse, légèreté et grâce.

Le Indian Garden Flying Carpet, cerf-volant edo
Réalisé selon les règles de la grande tradition japonaise « edo », cet engin orné d'un jardin indien est l'œuvre de l'artiste torontois Skye Morrison, spécialiste des cerfs-volants.

Les amateurs de cerfs-volants apprécieront le carnet réunissant le jeu de quatre timbres puisqu'ils y trouveront des illustrations de huit autres engins : deux combattants indiens, un cerf-volant peint à la main, réalisé par Robert Trépanier, un « patchwork » à quatre lignes, exécuté par Don Brownridge, un engin asymétrique en forme d'abeille, de Satoshi Hashimoto, un poisson « edo », de Teizo Hashimoto, un cerf-volant baptisé « Genesis », d'Adrian Conn, et une représentation tétraèdre du drapeau canadien, signée Eric Brackenbury. Tom Feiler et Don Brownridge ont réalisé le volet photographique du carnet. Feiler, auteur de nombreux articles de magazine, est connu pour le réalisme de sa photographie documentaire, une approche qu'il applique également à la dimension commerciale de son travail. En plus de prêter son talent de photographe à ce projet, Brownridge, lui-même cerf-voliste, a créé l'un des cerfs-volants illustrés.

Données techniques

  • Valeur: 4 x 46¢
  • Conception: Debbie Adams
  • Format: Occupent des rectangles de 40 mm x 30 mm; de 40 mm x 34 mm; de 40 mm x 27 mm; de 40 mm x 26 mm
  • Gomme: Sensible à la pression
  • Dentelure: Simulée
  • Photographie: Tom Feiler, Don Brownridge
  • Impression: Ashton Potter
  • Procédé d'impression: Lithographie (cinq couleurs)
  • Marquage: Procédé général, sur tous les cìtés
  • Tirage: 16 000 000
  • : JAC
Magasiner
Magasiner

Catégories

Archive