La Grande Paix de Montréal, 1701-2001

Publié le 03 août 2001 par CPO dans Timbres les plus récents
L'un des événements diplomatiques les plus importants de l'his- toire de l'Amérique du Nord s'est déroulé en 1701, lorsque la Nouvelle-France et plus de 30 nations amérindiennes ont signé le traité de la Grande Paix de Montréal. Cet accord, qui mit fin à près d'un siècle de conflits, permit l'instauration d'une nouvelle ère de paix entre les Français, leurs alliés au sein des Premières nations et les Iroquois. Le 3 août 2001, Postes Canada souligne le 300e anniversaire de la Grande Paix de Montréal par l'émission d'un timbre commémoratif imprimé au tarif du régime intérieur.

Une période tumultueuse
Dès son entrée en fonction comme gouverneur de la Nouvelle-France, Louis-Hector de Callière (1648-1703) s'est ingénié à régler le conflit qui opposait les troupes françaises aux Iroquois. Cette nation amérindienne luttait aux côtés des Anglais d'Albany, ville de l'État de New York, contre la Nouvelle-France pour obtenir le monopole du commerce de la fourrure. Au cours de ces incessantes hostilités, diverses Premières nations s'étaient alliées aux Français pour lutter contre les Iroquois. Malgré la fortification de leurs villages et la construction d'une palissade tout autour de Montréal, les Français n'étaient jamais à l'abri d'une attaque iroquoise.

Négociations de paix
Pour De Callière, la paix avec les Iroquois passait nécessairement par la signature d'un traité qui engloberait aussi toutes les Premières nations alliées des Français. La tâche était loin d'être facile, car certaines d'entre elles étaient en guerre contre les Iroquois depuis très longtemps. Après trois années de négociations, quelque 1300 Amérindiens, représentant plus de 30 Premières nations, se sont réunis à Montréal pour participer à une grande fête. À la suite de cette rencontre, le traité proposé par De Callière fut signé par les dirigeants de la Nouvelle-France et approuvé par les chefs de toutes les Premières nations participantes, mettant ainsi fin à des hostilités qui dataient de près d'un siècle.

Trois cents ans plus tard
La Corporation des fêtes de la Grande Paix de Montréal a été créée en vue d'organiser les festivités qui marqueront, en 2001, le 300e anniversaire de la signature de l'accord. Ce sera l'occasion, aussi bien pour la population québécoise que pour celle des autres provinces et des États-Unis, d'en apprendre davantage sur ce traité méconnu qui constitue un fait marquant de l'histoire du Canada. Le 4 août, jour du 300e anniversaire de la signature du traité, est le point culminant des festivités, qui auront lieu tout au cours de l'été. Cérémonies civiles et religieuses, fêtes, repas, et spectacles de danse et de musique se dérouleront dans un esprit de fraternité.

Un motif historié
Conçu par Normand Tessier, le motif du timbre est une illustration réalisée par Francis Back qui présente son interprétation des négociations qui ont mené à la signature de la Grande Paix. Les artistes sont tous deux de Montréal. Au centre, face à la foule, se trouve le chef Hassaki, des Ottawa; à gauche, au premier plan, figurent deux ambassadeurs iroquois et, à leurs côtés, Onanguicié, chef des Potawatomi; à sa droite, il y a Louis Franquelin, hydrographe royal à Québec. À droite, on aperçoit, au premier plan, un chef des Grands Lacs et, à l'arrière-plan, l'instigateur des négociations, le gouverneur de la Nouvelle-France, Louis-Hector de Callière.

Données techniques

  • Valeur: 1 x 47¢
  • Conception: Normand Tessier
  • Format: 48 mm x 27,5 mm (horizontal)
  • Gomme: A.P.V.
  • Illustration: Francis Back
  • Papier: Tullis Russell
  • Dentelure: 13+
  • Impression: Ashton Potter
  • Procédé d'impression: Lithographie (six couleurs)
  • Marquage: Procédé général, sur les 4 cìtés
  • Tirage: 4 000 000
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