Le Canada hanté : de retour pour un dernier chapitre d’histoires de fantômes

Publié le 08 sept. 2016 par Postes Canada dans Le courrier et plus encore

Les revoilà! Serez-vous assez brave pour plonger dans ces nouveaux récits surnaturels à glacer le sang?

Il y a deux ans, vous avez frissonné en entendant l’histoire de la mariée fantôme de l’hôtel The Fairmont Banff Springs en Alberta. L’année dernière, le chef de train décapité du quartier vancouvérois de Gastown vous a donné la chair de poule. Si vous avez aimé ces récits surnaturels lugubres, le dernier volet de notre série Le Canada hanté vous donnera froid dans le dos.

Si vous l’osez, plongez dans de toutes nouvelles histoires de fantômes canadiens et essayez d’oublier que... certaines choses demeurent parfois inexpliquées.

Continuez à lire pour en savoir plus sur les esprits errants qui sont apparus sur le jeu de timbres de cette année mettant en vedette cinq nouvelles histoires. Elles vous saisiront d’effroi!

Centre des salles de théâtre Elgin et Winter Garden, Toronto (Ontario)

Elgin and Winter Garden Theatre Centre

Personne ne sait qui se trouve dans la salle au lever du rideau. Le personnel et la clientèle disent avoir été témoins de toutes sortes de phénomènes surprenants dans le hall et les salles de spectacle, comme des sièges qui se baissent et se lèvent tout seuls ou l’apparition d’une femme fantôme vêtue d’une robe de style édouardien propre à l’époque où l’établissement a ouvert ses portes, il y a de cela un siècle. Après la restauration de l’édifice dans les années 1980, une séance de communication médiumnique aurait révélé la présence d’un spectre nommé Sam, qui refusa que d’autres esprits se manifestent. En voilà un qui voulait voler la vedette!

Les sonneuses fantômes de l’église St. James, à Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard)

Phantom Bell Ringers

Le 7 octobre 1853, à l’aube, une cloche retentit dans Charlottetown. Perplexe, un capitaine au long cours qui passe par là croit qu’il s’agit d’une cloche de navire, mais le son semble provenir de la ville. Il se rend au port, où le vapeur postal Fairy Queen est ancré. Le son inquiétant de la cloche se fait entendre à nouveau, provenant clairement de la ville. Sa source exacte est l’église St. James – pourtant, nulle occasion ne justifie que l’on sonne la cloche.

Trois femmes se trouvent sur le parvis et une quatrième, dans la chambre des cloches – toutes vêtues de blanc. Le sacristain, venu faire sa petite enquête, voyant trois femmes monter jusqu’au clocher, se précipite à l’intérieur chercher les clés de l’église. À son retour, le capitaine et lui se hâtent vers le clocher, où ils ne trouvent que la cloche, toujours vibrante.

Le Fairy Queen quitte le port en direction de Pictou, en Nouvelle-Écosse. Plus tard ce jour-là, on apprend que le navire a coulé dans une tempête. Des sept personnes ayant péri, quatre sont des femmes. Trois d’entre elles sont des membres de l’assemblée de l’église. Les femmes fantomatiques aperçues plus tôt représentaient-elles les esprits de celles qui devaient bientôt périr dans les eaux glacées du détroit de Northumberland? Le son inquiétant, qui ressemblait à celui de la cloche d’un navire, était-il un présage de leur destin tragique?

La sorcière de l'île Bell (Terre-Neuve-et-Labrador)

The Hag of Bell Island

Les marais situés près du Dobbin’s Garden sur l’île Bell, à Terre-Neuve-et-Labrador, abritent l’esprit d’une femme qui sème la peur chez les habitants de l’endroit. Elle n’apparaît qu’à une personne à la fois, souvent un agriculteur. Le premier indice de sa présence est l’odeur putride qui semble émaner du marais lui-même. Elle apparaît d’abord sous la forme d’une belle femme vêtue de blanc, mais quand elle s’approche, elle se transforme en vieille sorcière répugnante. Sa puanteur est insoutenable, au point où elle paralyse littéralement ses victimes, qui se débattent pour respirer. La sorcière s’approche de plus en plus, couvre sa victime de son capuchon et chuchote toujours les même paroles terrifiantes : « Personne n’est venu à ma rescousse lorsque je suis morte dans ce marais. Alors personne ne viendra vous aider. Maintenant, goûtez à ce que j’ai goûté et sentez ce que j’ai senti en mourant. »

Personne n’est mort de ces attaques. Les victimes retrouvées à Dobbin’s Garden sont inconscientes et puent la mort.

Découvrez les deux visages de la sorcière de l’île Bell avec cet ensemble-cadeau surprenant. L’image sur la pièce change selon l’angle dans lequel vous la tenez.

La dame blanche de la chute Montmorency (Québec)

The Lady in White of Montmorency Falls

Selon la légende, depuis des siècles, les résidants de l’île d’Orléans, située à l’est de Québec, parlent tout bas du spectre tourmenté de la dame blanche de la chute Montmorency. On dit qu’il s’agit du fantôme de Mathilde Robin. Sa silhouette et ses gémissements hantent encore les eaux tumultueuses où elle a mis fin à sa vie.

En 1759, au beau milieu de la guerre de Sept Ans, Mathilde tombe amoureuse de Louis Tessier, un fermier de la région, qui lui promet que jamais rien ni personne ne les séparera. Lorsqu’ils grimpent au sommet de la chute pour voir la nuit tomber sur l’île d’Orléans, les amoureux sont loin de se douter que tout va basculer.

Au moment où Mathilde met la dernière main à sa robe de mariée, une violente bataille éclate entre les Français et les envahisseurs britanniques. Bien que les soldats québécois réussissent à repousser l’attaque, Louis est au nombre des victimes.

Ne pouvant le supporter, Mathilde enfile la robe blanche que son bien-aimé ne verra jamais et se jette du haut de la chute. On raconte que ceux qui aperçoivent le spectre de la dame blanche près de la chute la nuit doivent à tout prix s’en éloigner, sa robe ne pouvant être touchée que par son seul véritable amour. Tous ceux qui tentent de s’en approcher connaîtront une fin tragique.

La Dame blanche est en vedette au centre de cette planche non coupée à tirage limité dont les effets spéciaux vous glaceront le sang.

Le hurleur de la Dungarvon, Renous (Nouveau-Brunswick)

The Dungarvon Whooper

L’histoire raconte que le cuisinier d’un camp de bûcherons près de la rivière Dungarvon gardait ses économies dans un petit sac qu’il portait à la ceinture et qu’il n’enlevait jamais. Un bon jour, au lever d’un soleil d’hiver, les bûcherons se dirigèrent vers la forêt. À leur retour, ils trouvèrent le cuisinier gisant sans vie sur le sol, l’argent qu’il portait à la ceinture dérobé. Le chef du camp déclara que le jeune homme était tombé si malade qu’il en était mort. Alors qu’une tempête de neige faisait rage pendant la nuit, les bûcherons l’enterrèrent dans une fosse peu profonde à Dungarvon Springs. En retournant au camp, ils entendirent des cris et des hurlements lugubres provenant de la tombe. Ils ramassèrent leurs choses et fuirent le camp pour n’y jamais revenir. Quelques années passèrent avant qu’un prêtre vienne prier sur la tombe pour que cesse cette situation intenable. Toutefois, malgré les prières, les gens de la région de Miramichi disent entendre à ce jour les cris impitoyables du hurleur de la Dungarvon lorsqu’ils sont à l’extérieur, au crépuscule.

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